L’utilité d’un équipement touristique ne se mesure pas seulement au nombre de nuitées marchandes ou à la taxe de séjour collectée. Dans un contexte de transition écologique, de pression foncière et de tension sur l’emploi, les hébergements du tourisme social et solidaire (centres de vacances, auberges de jeunesse, hostels) révèlent une valeur territoriale stratégique.
S’appuyant sur les travaux menés par l’Université de Poitiers et les réseaux
UNAT, une étude a démontrer les retombées économiques directes, indirectes et induites pour les territoires.
Au-delà cette étude, le Cabinet Alliances identifie les 5 enjeux majeurs du tourisme social pour le développement de vos territoires.
Les hébergements du tourisme social fonctionnent comme de véritables poumons économiques. L’étude démontre qu’un établissement moyen (140 lits) ouvert à l’année injecte environ 750 000 € par an directement dans le tissu local (achats auprès de fournisseurs locaux, masse salariale dépensée sur place, dépenses de consommation des séjournants). La part des achats de proximité tant sur les consommations que sur les activités est prépondérante. La fermeture d’un centre d’hébergement collectif sur une petite station de montagne peut contribuer à l’arrêt des activités du fait de l’amplitude d’ouverture et du recours aux prestataires de proximité.
Chaque euro de chiffre d’affaires généré produit en réalité 1,30 € de retombées économiques locales indirectes et induites.
Enjeu 2 : L’emploi non délocalisable et le maintien des compétences
En générant en moyenne 18,6 équivalents temps plein (ETP) directs et indirects, ces structures soutiennent l’emploi local, dynamisent l’immobilier et contribuent au maintien des services et commerces.
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Fixation des professionnels : L’accueil de classes de découverte assure une activité régulière aux moniteurs de ski, de VTT, de voile ou aux accompagnateurs en montagne en période creuse, évitant leur exode hors saison.
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Gouvernance et vie locale : Plus de 55 % des salariés résident à moins de 100 km de leur lieu de travail.
Enjeu 3 : L’animation annuelle et la lutte contre la désertification
Dans les communes rurales ou de montagne souffrant d’un taux élevé de résidences secondaires (dépassant parfois 50 % du parc immobilier), les centres du tourisme social sont ouverts en moyenne 279 jours par an. Ils garantissent une présence humaine, une vie de village active et soutiennent la viabilité des commerces de proximité tout au long de l’année.
Enjeu 4 : La mutualisation des services et la cohésion sociale
Loin d’être des « bulles fermées » réservées aux seuls vacanciers, ces hébergements s’intègrent à la vie collective des habitants :
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Services aux communes : Certains centres gèrent la préparation de la restauration scolaire municipale, ce qui permet de maintenir des cuisiniers en CDI à l’année.
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Mise à disposition d’équipements : Prêt ou location à tarif préférentiel de salles de réunion, d’espaces sportifs, de piscines ou de tiers-lieux pour les événements associatifs et habitants.
- Accueil d’associations, réunions de familles, réunions d’entreprises pour des séminaires
Enjeu 5 : L’adaptation au changement climatique et l’inclusivité
Engagés dans l’éducation à l’environnement et l’accès aux vacances pour tous (familles modestes, jeunes, personnes en situation de handicap), ces sites s’inscrivent dans une logique de tourisme durable : approvisionnements locaux, gestion exemplaire de l’eau et des déchets, et sensibilisation des jeunes générations aux enjeux écologiques. Le tourisme social souffre d’un manque d’adaptation aux changements climatiques en particulier sur le volet énergétique et isolation. En revanche ce secteur est historiquement pionnier pour favoriser les vacances pour tous en mobilisant les dispositifs d’aides aux départs en vacances.
Protéger le patrimoine social via les documents d’urbanisme (PLUi)
Face au risque de fermeture ou de rachat par la promotion immobilière privée, les collectivités peuvent inscrire et réserver la vocation d’hébergement collectif d’intérêt général directement dans le PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal).
Cette démarche juridique préserve le foncier contre la spéculation, tout en orientant les investissements vers des projets hybrides (hébergement touristique, logement saisonnier, tiers-lieu) porteurs d’utilité territoriale.
Simplifier et encourager les départs de classes de découvertes
L’accès aux classes de découvertes devient de plus en plus difficile sur le plan administratif et financier. Encourager les établissements scolaires à effectuer des séjours de proximité pour découvrir leur environnement, les loisirs nature, l’histoire et le patrimoine par des aides ciblées de la part des collectivités est essentiel. Agir pour la simplification administrative pour la mise en oeuvre des séjours est indispensable
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